Et voici le dernier des articles de la série !
Vous pensez bien qu’avec une telle concentration de friqués, les bars, boîtes, et autres organisateurs de soirées ont tous voulu exploiter leur part du filon. Là encore, hors de question d’ouvrir les festivités à tout le monde. Vous comprenez bien que pour que toutes ces petites gens se sentent importantes, il faut que ce qu’elles fassent soit un peu secret, restreint d’accès. Mais pas trop non plus, pour qu’elles soient enviées.
Le meilleur moyen qu’ils ont trouvés, c’est l’organisation de soirées sur invitation qui ont lieu dans des boîtes improvisées sur les plages privées de la Croisette. Là où à l’accoutumée s’accumulent des touristes sur des transats s’accumulaient les mêmes touristes (ou le même genre en tout cas), mais bien sapés et sous un chapiteau, s’agitant au rythme de lumières fluorescentes et de sons électroniques. L’accès se faisait par les escaliers menant de la promenade à la plage, se qui permettait de mettre bien en vue les immenses files d’attente aux yeux des passants. Dans le même genre, mais en plus chic et gratifiant pour leurs invités, il y avait la version portuaire de ces soirées, où la fête avait lieu sur un bateau. Malheureusement je n’ai pas la moindre idée de la façon dont sont distribuées les invitations, et je n’ai rencontré personne en ayant, il faudra donc vous passer des intimités des soirées de la Croisette.
Mais j’ai quand même eu la chance de participer à une soirée du même genre, probablement un peu moins tape-à-l’oeil. Rien que le lieu en dit déjà long : elle se déroulait dans un boîte nommée Nikki, située entre le Carlton et le palais Stéphanie ! Pour l’entrée, mes compères, sur place avant moi (c’est que je travaille moi !), et parmi lesquels se trouvait une réalisatrice, avaient récupéré les deux invitations d’une autre réalisatrice (ce qui laisse penser que pour les soirées aussi il faut être dans le milieu du cinéma), et avait recouru à un procédé relativement simple : la photocopie ! Comme quoi il n’y a pas besoin de chercher loin pour amadouer un gorille
En ce qui me concerne, nous avons été un peu plus fins et culottés (afin d’économiser les invitations restantes) : une des personnes est sortie, je suis rentré en l’accompagnant et en faisant croire au gorille que nous fumions une cigarette, il a reconnu la personne avec moi et nous a cru
Si nous sommes rentrés si facilement, c’est peut-être aussi parce que nous sommes arrivés tôt. Du coup, c’était très calme : musique pas trop forte, quelques pingouins disséminés avec un plateau de flûtes à la main, pleins de verres et de canettes de boisson énergisante sur les tables, tout au plus deux personnes sur chacun des canapés entourant les tables. Puis petit à petit, avec l’arrivée des gens, l’ambiance a commencé à ressembler à celle d’un bar. Enfin, celle d’un open bar plutôt ! Tout de suite, on hésite plus trop à commander une tournée de Vodkas fraise
Cela a duré environ une heure et demie, jusqu’à ce qu’on m’apprenne que ce ne serait pas éternel. Aussitôt mis au courant, je me dépêche d’aller prendre une dernière brassée au bar. Mais quand le barman s’apprête enfin à me servir, je vois un mec faire un signe à tous les serveurs de commencer à encaisser… C’est avec dépit mais promptitude que je m’écartai du bar afin de ne pas avoir à régler plusieurs verres dont j’appris plus tard le tarif : 20 € l’unité ! Ca coupe la soif…
Mais à vrai dire, on avait assez bu, et il était temps que la fête commence. Comme de par hasard, c’est à ce moment que le volume du son à commencer à augmenter, les lumières à s’agiter, le rythme à s’intensifier, la foule à se densifiier. Je dois dire que j’ai été agréablement surpris par la musique, chose plutôt rare dans une discothèque. Surpris non pas par la musique en elle-même, mais par les deux musiciens qui jouaient sur les choix du DJ : un batteur et un saxophoniste. Je les ai trouvés plutôt bons (mais je ne suis pas musicien), et cela rendait la soirée à la fois classe, jazzy et entraînante. Mortel ! J’ai même une photo, mais prise avec l’appareil de mon téléphone qui est encore pire que celui de l’autre (que j’ai perdu), on est tout de suite moins exigeant quand on paye le vrai prix du téléphone… Je vous la donne quand même :

En résumé, plutôt pas mal comme soirée aux frais de la princesse. Et quand on ne réussit pas à s’infiltrer dans de telles soirées, il y a toujours la possibilité d’aller à l’open bar scandinave journalier, public mais bien caché, avec bière, vin et snaps à loisir ; ou tout simplement d’aller au Petit Majestic, probablement le bar le plus fréquenté du festival.
Objectif pour l’année prochaine : obtenir plus d’invit’ !