Publié par : djizeus | lundi 9 juin 2008

Le festival de Cannes : les soirées

Et voici le dernier des articles de la série !

Vous pensez bien qu’avec une telle concentration de friqués, les bars, boîtes, et autres organisateurs de soirées ont tous voulu exploiter leur part du filon. Là encore, hors de question d’ouvrir les festivités à tout le monde. Vous comprenez bien que pour que toutes ces petites gens se sentent importantes, il faut que ce qu’elles fassent soit un peu secret, restreint d’accès. Mais pas trop non plus, pour qu’elles soient enviées.

Le meilleur moyen qu’ils ont trouvés, c’est l’organisation de soirées sur invitation qui ont lieu dans des boîtes improvisées sur les plages privées de la Croisette. Là où à l’accoutumée s’accumulent des touristes sur des transats s’accumulaient les mêmes touristes (ou le même genre en tout cas), mais bien sapés et sous un chapiteau, s’agitant au rythme de lumières fluorescentes et de sons électroniques. L’accès se faisait par les escaliers menant de la promenade à la plage, se qui permettait de mettre bien en vue les immenses files d’attente aux yeux des passants. Dans le même genre, mais en plus chic et gratifiant pour leurs invités, il y avait la version portuaire de ces soirées, où la fête avait lieu sur un bateau. Malheureusement je n’ai pas la moindre idée de la façon dont sont distribuées les invitations, et je n’ai rencontré personne en ayant, il faudra donc vous passer des intimités des soirées de la Croisette.

Mais j’ai quand même eu la chance de participer à une soirée du même genre, probablement un peu moins tape-à-l’oeil. Rien que le lieu en dit déjà long : elle se déroulait dans un boîte nommée Nikki, située entre le Carlton et le palais Stéphanie ! Pour l’entrée, mes compères, sur place avant moi (c’est que je travaille moi !), et parmi lesquels se trouvait une réalisatrice, avaient récupéré les deux invitations d’une autre réalisatrice (ce qui laisse penser que pour les soirées aussi il faut être dans le milieu du cinéma), et avait recouru à un procédé relativement simple : la photocopie ! Comme quoi il n’y a pas besoin de chercher loin pour amadouer un gorille 🙂 En ce qui me concerne, nous avons été un peu plus fins et culottés (afin d’économiser les invitations restantes) : une des personnes est sortie, je suis rentré en l’accompagnant et en faisant croire au gorille que nous fumions une cigarette, il a reconnu la personne avec moi et nous a cru 🙂

Si nous sommes rentrés si facilement, c’est peut-être aussi parce que nous sommes arrivés tôt. Du coup, c’était très calme : musique pas trop forte, quelques pingouins disséminés avec un plateau de flûtes à la main, pleins de verres et de canettes de boisson énergisante sur les tables, tout au plus deux personnes sur chacun des canapés entourant les tables. Puis petit à petit, avec l’arrivée des gens, l’ambiance a commencé à ressembler à celle d’un bar. Enfin, celle d’un open bar plutôt ! Tout de suite, on hésite plus trop à commander une tournée de Vodkas fraise 🙂 Cela a duré environ une heure et demie, jusqu’à ce qu’on m’apprenne que ce ne serait pas éternel. Aussitôt mis au courant, je me dépêche d’aller prendre une dernière brassée au bar. Mais quand le barman s’apprête enfin à me servir, je vois un mec faire un signe à tous les serveurs de commencer à encaisser… C’est avec dépit mais promptitude que je m’écartai du bar afin de ne pas avoir à régler plusieurs verres dont j’appris plus tard le tarif : 20 € l’unité ! Ca coupe la soif…

Mais à vrai dire, on avait assez bu, et il était temps que la fête commence. Comme de par hasard, c’est à ce moment que le volume du son à commencer à augmenter, les lumières à s’agiter, le rythme à s’intensifier, la foule à se densifiier. Je dois dire que j’ai été agréablement surpris par la musique, chose plutôt rare dans une discothèque. Surpris non pas par la musique en elle-même, mais par les deux musiciens qui jouaient sur les choix du DJ : un batteur et un saxophoniste. Je les ai trouvés plutôt bons (mais je ne suis pas musicien), et cela rendait la soirée à la fois classe, jazzy et entraînante. Mortel ! J’ai même une photo, mais prise avec l’appareil de mon téléphone qui est encore pire que celui de l’autre (que j’ai perdu), on est tout de suite moins exigeant quand on paye le vrai prix du téléphone… Je vous la donne quand même :

En résumé, plutôt pas mal comme soirée aux frais de la princesse. Et quand on ne réussit pas à s’infiltrer dans de telles soirées, il y a toujours la possibilité d’aller à l’open bar scandinave journalier, public mais bien caché, avec bière, vin et snaps à loisir ; ou tout simplement d’aller au Petit Majestic, probablement le bar le plus fréquenté du festival.

Objectif pour l’année prochaine : obtenir plus d’invit’ !

Publicités
Publié par : djizeus | mercredi 4 juin 2008

Le festival de Cannes : les films

Oui, je sais, ça fait longtemps que le festival est terminé, et ça fait longtemps que ce billet et celui qui va suivre auraient dû être publiés. Mais j’ai mes excuses.

Bon alors je ne sais pas si vous rappelez, le festival de Cannes, aussi connu sous le nom de Festival International du Film, entretient un rapport assez proche avec le cinéma. Mais quel est-il ?

Le festival est en fait un série de quelques compétitions qui se déroulent en parallèle, agrémentée de quelques films ne concourant pour aucune récompense. Dans la famille compétitions, je voudrais :

  • La sélection officielle : LA compétition, celle qui ouvre et termine le festival, celle qui remet au vainqueur la palme d’or. Pour voir un film de cette compétition, il faut soit être dans le monde du cinéma (et y être bien placé), soit avoir les connaissances, soit être débrouillard (plus à venir à ce sujet) ;
  • Un Certain Regard : le nom change tous les ans, c’est une compétition autour d’un thème, là c’était des films plus proche du documentaire, sur une personne, une ville, ou autre.
  • Courts métrages : je ne vais pas m’étaler
  • Cannes Classics : je ne sais pas ce que c’est, je n’ai pas envie de chercher, mais au nom je dirais que ce sont des films déjà passés à Cannes.
  • La Quinzaine des Réalisateurs : des films de réalisateurs qui débutent.
  • Semaine de la Critique : je pense que celle-ci est moins définie par son contenu que par son public, à savoir des cinéphiles et des journalistes.
  • Films hors compétition : films juste trop récents ou trop vieux pour faire partie de la sélection officielle, mais qui auraient pu.
  • Le cinéma de la plage : des vieux films diffusés gratuitement sur un écran installé sur la plage. Il y a même des transats et des couvertures sous réserve de stocks disponibles.

C’est bien joli tout ça, encore faut-il pouvoir aller les voir ces films, parce que parait-il ce n’est pas accessible au public. Et bien si. D’une part, il y a la solution facile : le cinéma de la plage. Un film diffusé tous les soirs au coucher du soleil, et accessible à quiconque le souhaite. Certes, ce sont des vieux, mais c’est déjà ça, ce n’est pas parce qu’ils sont vieux qu’on les connaît.

Deuxième possibilité, l’accréditation, c’est-à-dire un badge que l’on vous remet si vous le valez bien, et qui vous permet d’accéder à tous les films de certaines compétitions. Il y a trois niveaux : le cinéphile, que tout le monde peut demander à l’aide d’une lettre de motivation et éventuellement de preuves pour votre attrait envers le cinéma ; le journaliste ; et celui réservé aux personnes de l’industrie du cinéma. Suivant le niveau du badge, vous avez accès à plus ou moins de programmes, et vous êtes plus ou moins prioritaires par rapport aux autres moyens d’accès au film. Il y a aussi en fait un quatrième niveau, le badge invisible, celui que portent les stars.

Troisième possibilité, l’invitation. C’est parfois la seule façon de voir un film, notamment tous les films de la sélection officielle et hors compétition. Pour obtenir l’invitation, il faut soit être quelqu’un, soit connaître quelqu’un, soit la mendier. Si si, vous avez bien lu. Le seul moyen pour le petit cinéphile lambda de voir certains films est de se poster à l’entrée du cinéma et demander aux gens si ils n’ont pas une invitation en rab. Et ça marche ! Des fois. C’est par exemple comme ça que j’ai pu voir le film de Woody Allen, Victoria, Christina, Barcelona, hors compétition.

Quatrième possibilité, acheter un billet. Cette méthode n’est en fait accessible que pour la Quinzaine des Réalisateurs. C’est un grand invariant du festival de Cannes : tout est gratuit, mais tout est restreint, soumis à invitation ou accréditation.

Et combinant ces possibilités, j’ai réussi à voir quelques films. Le film de Allen, très bien ; Taraneh Tanhaïve Tehran, Iranien, très bien ; Matrix, classique, vous avez votre avis ; Blazing Saddles, un western « comique », que j’ai trouvé très nul ; et c’est tout je crois. Et vous savez quoi, le film de Allen, je l’ai vu dans le palais des festivals ! Avec montée des marches, salle méga grande, fauteuils méga confortables, et tout et tout. Le truc bien marrant, c’est la sécurité. Il y a un mec pour vérifier l’invitation à peu près tous les cinq mètres. Passage obligatoire par le détecteur de métaux, qui sonne parce que je ne prends pas la peine de vider mes poches. Je m’apprête donc à sortir mon portable pour prouver mon innocence, mais elle ne m’en laisse même pas le temps et me laisse passer… alors que j’avais un truc métallique dans à peu près chacune de mes poches (et je suis un mec). Viens ensuite la vérification du baise-en-ville* que j’avais sur moi : je l’ouvre vaguement, on me laisse passer, et je me suis rappelé quelques minutes après que j’avais en fait un gros couteau de chasse dont la lame ne tient pas dans ma main… (sa présence est une autre histoire). Vive la sécurité !

OK, quatre films en quinze jours ce n’est pas énorme, mais il faut dire que j’avais d’autres préoccupations, comme les soirées par exemple… à découvrir au prochain épisode.

* J’ai fait comme si de rien n’était, mais en fait j’ai appris l’existence de ce mot cette semaine 🙂 Je vous laisse découvrir sa signification par vous-même, si vous êtes aussi incultes que moi.

Publié par : djizeus | mardi 20 mai 2008

Le festival de Cannes : l’ouverture

Mercredi 14 mai. Je sors du boulot. Maison, vélo, gare, train, gare, guiboles, et me voilà au milieu d’une petite foule grandissante semblant intéressée par un grand tapis rouge. A mon grand étonnement, bien que sur place seulement deux heures avant la cérémonie, il n’y a pas encore tant de monde que ça. Suffisamment peu pour que si j’avais fait partie de ces gens bavant devant une star parce que celle-ci passe à vingt mètres d’eux, j’aurais pu rester planter là et avoir une excellente place. Vous vous rendez compte ? J’aurais pu vous montrer des photos de zoom sur Sean Penn prises par moi-même ! Trop super méga cool !

Mais j’ai préféré retrouver mes couchsurfers (cinq !), après quoi nous nous sommes promenés dans Cannes, nous sommes attardés par ci par là dans des bars, avons rencontrés d’autres gens (dont un qui a le style typique du cannois pendant le festival : costard, mal rasé, lunettes roses ; dommage que je n’aie pas de photos !).

Globalement, la même impression qu’en arrivant : il y avait certes beaucoup de monde dans les rues, mais on arrivait à marcher, ce à quoi je n’aurais pas cru. Donc supportable à ce niveau là, au moins pour cette soirée d’ouverture. Ce qui était moins cool, mais par ailleurs prévisible, c’était le nombre impressionnant de mémés bourgeoises, gosses de riches et flics. Il y avait sérieusement plusieurs policiers dans chacune des rues à moins de 500 mètres de la Croisette. Sur la Croisette il y avait aussi plein de barrières formant des passages réservés aux chauffeurs de stars et autres personnalités. Evidemment, autant de personnes surchargées de pognon, ça attire aussi celles qui en ont moins. A peu près tous les mendiants et artistes de rues du coin, aussi peu nombreux soient-ils, sont à Cannes pour le festival. C’est assez lourd à force, mais tout le monde ferait pareil à leur place…

Quand au film d’ouverture, Blindness, nous ne l’avons pas vu, et je n’ai même pas lu sa critique. Mais ne vous inquiétez pas, vous aurez quand même un épisode sur la projection des films 😉

Publié par : djizeus | dimanche 18 mai 2008

Festival de Cannes

Oui, je sais, tout le monde me l’a dit, le festival de Cannes c’est snob, c’est peuplé, c’est inaccessible, c’est chiant, c’est cher. Mais je suis plutôt du genre à ne croire que ce que je vois, aussi plausible et argumenté cela soit-il. Et je suis aussi curieux. Et puis merde, quelle connerie cela serait de se contenter de répéter ce qu’on m’a dit lorsqu’on me parlera du festival, un événement mondialement connu se déroulant à 10km de chez moi ! Et la connerie serait d’autant plus grande que, pour ne pas changer, l’opinion populaire se fait bien des illusions. Alors je suis allé voir, accompagné de quelques couchsurfers plus expérimentés que moi en la matière, ce qui m’a bien servi.

Ok je vous l’accorde, c’est snob, c’est peuplé, vous allez voir. Enfin vous n’allez pas voir grand chose vous allez surtout lire.

Mais vous allez aussi voir que ce n’est pas si inaccessible qu’on veut le faire croire, qu’il y a moyen de bien s’amuser, et le tout pour 0 €, ou presque. Lisez donc les quelques épisodes qui vont suivre…

Publié par : djizeus | jeudi 8 mai 2008

Sainte Marguerite

Tout près de Cannes, à environ quinze minutes de bateau (plus une heure de voiture pour faire les dix kilomètres qui séparent Cannes de Antibes…), se trouvent deux petites îles, l’île Sainte Marguerite et l’île Saint-Honorat, formant « l’archipel » des îles de Lérins. Dimanche dernier, on est allé sur la première.

On a commencé par aller se poser sur un caillou (pas Alfred, un plus gros) pour entamer notre pique-nique et nous reposer de nos 4 minutes de marche. Là, deux choses plutôt pas ordinaires se sont produites. La première est une mouette qui a fait son arrivée pas très loin de notre rocher, et que je me suis empressé de prendre en photo. Rien de miraculeux jusque là, mais on s’est vite rendu compte que si elle traînait dans le coin, c’était pour une bonne raison : couver et surveiller son nid, situé à seulement une quinzaine de mètres de nous ! Ce qui m’a permis de voir pour la première fois de ma vie des œufs de mouette, ce qui est fort joli.
Seagull watching aroundSeagull nest

Si vous avez un jour la chance d’en voir autant, prenez quand même garde à l’instinct maternel. Bien que visiblement apeurée quand je me suis approché du nid, la mouette a ensuite commencé à faire mine d’attaquer ! Je ne sais pas si elle l’aurait vraiment fait (je pencherais plutôt pour des tentatives d’effraiement en volant très près), mais j’ai préféré ne pas chercher à savoir 🙂 C’est que ce n’est pas petit ces bestioles.

Le deuxième truc qui a lieu pour la première fois de ma vie est que je me suis baigné dans la méditerranée ! Évidemment, c’est le mois de mai, on a donc utilisé Alfred comme cobaye pour voir si c’était jouable 🙂 Et il se trouve que oui. Bien que l’entrée dans l’eau soit assez délicate (moins de 20°C d’après mes quelques années d’expériences au Camping Saint-Nicolas), une fois qu’on y est on a envie d’y rester. Même si en fait on n’y est pas resté, parce que l’endroit n’était pas des mieux pour se baigner : eau peu profonde et rochers au fond.

Ensuite, on est allé retrouver deux autres personnes, et on a visité le fort. Parce que oui en fait, chacune des deux îles est une ancienne place fortifiée servant d’avant-garde à la côte ainsi que de prison. C’est notamment là que fût enfermé l’homme au masque de fer ! On peut même visiter sa cellule (vide par ailleurs).

Ceci étant fait, on a vaguement visité le reste de l’île, surtout à la recherche d’un endroit où se poser, que nous avons trouvé (raconté comme ça, vous avez sûrement l’impression qu’on a passé notre journée à rester posé, mais ce n’est presque pas vrai !). C’était une mini plage aménagée, et comme l’après-midi touchait déjà à sa fin, nous étions en plus les seuls à en profiter. L’endroit était déjà beaucoup mieux pour se baigner, avec – cerise sur le gâteau, des rochers surplombant un peu de fond nous permettant de plonger (se référer à Mehdi pour des photos de plongeur professionnel). Un régal !

En résumé, un endroit plutôt charmant, et qui le serait encore plus si il n’y avait pas déjà tout ce monde dès le mois de mai. Cela doit devenir assez nase en été. D’ailleurs, une nouvelle incompréhension est née dans mon esprit à ce propos. En arrivant sur l’île, j’ai été assez étonné du nombre de petits bateaux de plaisance squattant le pourtour de l’île, et en particulier l’entre-deux-îles. OK, un bateau cela peut être pour faire la fête ou tout simplement se rendre sur une côte. Mais quand on reste à glander dans son bateau, l’idée n’est-elle pas justement de se mettre sur un coin de la mer éloigné de l’humanité ? C’est en tout cas l’idée que je m’en faisais… Alors que là, cela me rappelait les plages étrangement proches de Cannes et Juan-les-pins, vous savez celles où on paient une fortune pour s’incruster dans une armée de transats alignés.

Iles de Lérins

Mais bon, cela restera une après midi bien cool, et ensoleillée pour le moins qu’on puisse dire. Allez, encore quelques jours et ma mutation en écrevisse devrait s’achever…

Publié par : djizeus | dimanche 20 avril 2008

L’oiseau qui chante

L’oiseau qui chante n’est pas un pléonasme mais un nom de restaurant. Pourquoi pas après tout ?

Plus exactement, c’est le nom d’une pizzeria dans laquelle nous sommes allés (il y a quelques temps déjà, mais on ne fera aucun commentaire sur ma fréquence de publication). Ce choix fut recommandé par Djakk. Il faut toujours avoir un Djakk quand on ne sait pas où aller, car un Djakk a toujours un guide du routard avec lui (ainsi qu’une carte routière, une carte liber-T, et un panneau de signalisation).

Déjà, premier bon point de cette pizzeria, c’est qu’elle est tenue par des Italiens. Des vrais Italiens, ceux qu’on a du mal à comprendre (quand ils parlent français, quand ils parlent italien on ne les comprends pas du tout) et qui ont du mal à nous comprendre, mais aussi ceux qui font des pizzas sacrément bonnes. Et de toute façon les problèmes d’incompréhension étaient plus marrants que galères. Et les pizzas aussi c’est des vraies: elles sont servies dans des grandes assiettes (désolé, je ne peux pas avancer de chiffre), et débordent de cinq centimètres de chaque côté de l’assiette. Rien d’extraordinaire dans le choix des pizzas, mais en même temps on a un peu tout vu dans le domaine – c’est devenu tellement courant, mais avec malgré tous la plupart des choix qu’on peut attendre d’une pizzeria.

Et pour finir, la cerise sur le gâteau, vu qu’on était quand même une dizaine ayant pour la plupart pris un apéro, du vin et un café, nous nous sommes vus offerts un marc, que nous nous sommes empressés de descendre… Rien de tel pour inciter une bande de bons vivants à revenir !

En bref, je vous recommande la recommandation du guide du routard.

Publié par : djizeus | dimanche 6 avril 2008

L’été a commencé !

Tout se déclencha par une belle journée d’avril, la 5ème pour être exacte. Le simple fait qu’elle soir belle était en soi un signe, mais bon, il y en avait eu de nombreuses autres auparavant. Non, le plus décisif fut l’occupation de l’après-midi : on est allé à la plage. On est allé à la plage, et on a siroté une bière, et on n’a rien fait, et on a vu des gens jouer au volley, et on a vu des enfant faire des pâtés de sable, et on a vu des gens se baigner (OK, pas beaucoup). Cela ne ressemble-t-il pas à l’été ?
Evidemment, la médaille a un revers. Bien que je me sois simplement posé sur la plage, rien d’autre, mon short était plein de sable. Bien que j’ai simplement posé mon short sur mon lit après coup, mon lit était REMPLI de sable. Pas de doute, c’est l’été…

Mais ce n’est pas tout ! Nous avons même eu ensuite la confirmation officielle du début de l’été ! Avant de continuer, relisez donc le dernier post sur La Gaffe, et prêtez attention à son heure de fermeture. C’est bon ? Reprenons. Je disais donc, hier nous sommes allés à La Gaffe. Et ben devinez quoi, à 0h30, le bar n’était pas fermé, le groupe jouait encore et n’était pas sur le point de s’arrêter ! Ce n’est pourtant pas le genre du bar de frauder là-dessus. Non, une seule explication, l’été a commencé, et les bars peuvent maintenant fermer à 2h30.

Je vous l’avait dit : c’est l’été \o/ \o/ \o/

Ceci dit, vu le nombre de personnes sur la plage qu’il y avait un 5 avril, je ne suis pas trop pressé d’y aller au mois de juillet…

Publié par : djizeus | mardi 18 mars 2008

La Gaffe

Incroyable ! Deux jours seulement après le Jonathan’s, voici un nouveau bar qui s’ajoute à la liste !

La Gaffe, c’est le bar que j’ai le plus fréquemment visité depuis que je suis à Antibes. Pour le coup, ça n’a complètement pas du tout rien à voir avec le Jonathan’s. Celui-ci est tenu et servi par des anglais, et ce n’est pas le genre de bar où on s’assoit et on regarde la carte. Déjà, c’est tenu par des anglais donc il faut aller commander… Et je voudrais bien connaître le pourcentage de commandes qui ne sont pas de la bière…
Si j’y vais souvent, c’est parce que toutes les semaines, et ce depuis 10 ans (si on en croit leur site), tous les mercredis, il y a un groupe qui joue. Ce groupe, c’est toujours le même, les Blabla, et il joue toujours à peu près les mêmes chansons, à peu près dans le même ordre ! Ils ont beau être bons, on pourrait penser que ça devient vite rébarbatif. Et ben curieusement, tous les mercredis, le bar est plein à craquer, dont une bonne partie d’habitués. Ca ne m’étonnerait pas qu’ils fassent la moitié de leur chiffre d’affaire le mercredi soir, parce que les autres jours de la semaine, c’est vide, et le week-end il n’y a pas tellement de monde (comme dans n’importe quel bar d’Antibes en hiver).
A croire que les gens y vont plus par habitude, c’est la (petite, les bars ont l’obligation de fermer à 0h30 à Antibes en hiver, vous comprenez faut pas réveiller le caniche à mémé, mais bref) sortie de la semaine, celle où on retrouve les autres habitués, où on profite de l’happy hour de 21h à 22h suivie du concert pour se défouler un peu (ou beaucoup), où on rencontre des nouveaux habitués, où on sait qu’on reviendra d’ici peu. En plus c’est un peu le lieu de rendez-vous des stagiaires, étudiants, apprentis français (il y a un gros centre de langues à Antibes), et autres jeunes des quatre coins du monde, c’est intéressant de discuter et faire la fête avec tout ce petit monde.

Je dis à croire, mais j’en suis sûr, je me suis moi-même pris au jeu, et m’y retrouve à peu près tous les 15 jours. Bref, même si le bar n’a rien d’exceptionnel, c’est bien sympa, et les blabla, avec leur même chansons toutes les semaines inlassablement, c’est quand même mythique.

Publié par : djizeus | dimanche 16 mars 2008

Jonathan’s pub

Je vous l’avais promise, elle est arrivée : la page Pubs & Bars !

Bon évidemment, après le clic, c’est la déception, car le remplissage est un peu foutage de visage, mais je vais [essayer de] la remplir rapidement, avec un billet spécial pour les principaux. Commençons donc par ce qui me semble être le meilleur bar dans lequel je suis entré depuis mon arrivée ici : Le Johnathan’s.

Il se situe dans le vieux Nice, et c’est le genre de bar dans lequel on entre uniquement parce qu’on le connaît. Le voisinage immédiat n’est pas spécialement peuplé de bars, et la porte est en métal style discothèque, il faut sonner pour rentrer. Mais j’ai eu la chance de me le faire recommander par un mec de Marseille lors d’une soirée que j’ai faite là-bas (non pas que le bar sois connu jusqu’à Marseille, il passe souvent par ici). Bref, vous êtes déjà sûrs d’une chose, ce n’est pas un bar à touristes.

Le bar est sûr deux étages: un minuscule avec quelques tables pour ceux qui veulent discuter sans être gênés par la musique, et celui du dessous, celui où tout le monde va, le caveau. Il n’est pas aussi minuscule que l’entrée, mais il n’est quand même pas bien grand. Ici, on ne cherche pas une table où s’asseoir, on dit à la serveuse combien on est et elle vous fait un peu de place entre deux groupes de gens déjà installés (ce sont des tables les unes à côtés des autres le long des murs). Voilà comment se retrouver au coude-à-coude avec ses voisin(e)s, situation idéale pour taper la discut’ et s’amuser ensemble, pendant qu’un mec debout sur quatre planches dans un coin de la salle met l’ambiance avec sa guitare.

La carte n’est pas spécialement moins cher qu’ailleurs – on reste sur la Côte d’Azur, mais elle est quand même cool: quelques bières dont une maison, quelques apéros, et quelques shooters originaux et pas trop chers tels que le cerveau ou l’orgasme (les autres sont du même acabit, mais ce sont les deux seuls que j’ai essayés) …

Et pour couronner le tout, jetez donc un coup d’oeil au programme hebdomadaire:

  • mardi : happy night, happy hour toute la soirée ;
  • mercredi : challenge time. Vu que dans le bar il y a deux rangées de tables, c’est idéal pour organiser un concours de « à [ba/tri]bord on chante le plus fort ». Pichets à gagner…
  • jeudi : 2 consos = 3 consos
  • samedi : bingo. Des consos à gagner. Quand j’ai joué, il ne manquait plus qu’une case pour avoir toute la carte ! Et le premier samedi du mois, Soirée à la con (sic), animée par un mec qui a un site qui parle de Linux et de Kamoulox !
Publié par : djizeus | dimanche 2 mars 2008

Biot

L’une des choses qui frappe après avoir passé un peu de temps sur la Côte d’Azur est qu’il n’y a vraiment rien entre les Alpes et la mer. La Côte d’Azur, ce n’est pas des plages, c’est des montagnes qui plongent dans la Méditerranée. Depuis le bord de mer, quelques kilomètres vers le Nord, et on se retrouve à gravir des collines, quelques autres kilomètres et ce sont des montagnes qu’on gravit. Et plus on va vers l’Est, plus c’est flagrant.

Du coup, sans vraiment s’éloigner d’Antibes, il est possible d’aller se balader dans des petits villages et chemins de montagne. Biot n’est pas vraiment un village de montagne, c’est plutôt de la taille d’une ville, et ça s’étend d’une colline à la suivante en passant par la vallée. Mais une fois dans le vieux village, on a l’impression d’être dans un petit village à flanc de montagne. Etroites ruelles pierrées, habitations élevées et les unes sur les autres, escaliers à foison, jolies vues, tout y est. Et le soleil évidemment.

Biot

Même si en arrivant dans ce dédale de ruelles, on se sent voué à la perdition, ce n’est pas vraiment possible vu la taille du vieux village. On a vite fait de ressentir du déjà vu, et il ne serait pas judicieux de se réserver une journée entière pour la visite de Biot. Quand vous avez l’impression d’avoir suffisamment marché pour connaître le nom de toutes les rues en Français et en Italien, vous pouvez aussi descendre dans la vallée dans la zone d’activité de la ville.

Une des activité est la fabrication de verre. De nombreuses verreries artisanales de toutes tailles parsèment la zone, avec souvent la petite boutique associée où on peut voir de fort belles choses. Notamment, la plus grosse d’entre elles (qui semble être assez connue dans l’univers du verre) vous laisse entrer gratuitement dans l’atelier pour regarder les ouvrier à l’oeuvre et visiter son mini musée. Et comme tout ceci ne leur a rien rapporté, il est aussi possible de demander une visite guidée pour pas trop cher (quelques euros), et surtout de passer par la case boutique où vous pourrez acheter de fort belles choses à un prix faisant fort mal au cul.

Bien sûr, tout ceci est bien joli en hiver, mais j’imagine qu’en été il y a peu près autant de touristes au mètre carré que dans Antibes (chiffre que j’ignore encore soit dit en passant)…

« Newer Posts - Older Posts »

Catégories